À l’ère de la surcharge d’informations, l’attention du lecteur est une denrée rare. Chaque jour, il est bombardé de titres, de notifications, de contenus qui se disputent ses quelques secondes de concentration. Dans ce contexte, écrire moins pour dire mieux est devenu une compétence précieuse, presque une exigence.
Un article puissant n’est pas celui qui dit le plus, mais celui qui dit l’essentiel avec clarté et impact. Trop souvent, on confond quantité et qualité, comme si un texte long était plus crédible ou plus approfondi. Or, la force d’un message réside dans sa capacité à être compris, retenu et à provoquer une réaction. Pour cela, il faut aller droit au but.
Chaque mot compte. Élaguer les phrases inutiles, éviter les tournures complexes, supprimer les répétitions : ce travail d’affûtage transforme un contenu moyen en message percutant. Un bon rédacteur n’est pas seulement un bon écrivain, c’est aussi un bon sculpteur de mots. Il taille, ajuste, coupe jusqu’à ne garder que l’essentiel.
Cela ne signifie pas sacrifier la richesse du propos. Au contraire, cela demande une grande rigueur intellectuelle : savoir ce qu’on veut dire, à qui on s’adresse, et pourquoi. Cela implique aussi d’avoir le courage de renoncer à certains détails pour mieux servir le message principal.
« Moins, c’est plus », disait l’architecte Mies van der Rohe. Cette maxime vaut aussi pour l’écriture. Un article concis, fluide, structuré, a toutes les chances d’être lu jusqu’au bout, compris et partagé. Dans un monde saturé, celui qui sait écrire peu mais dire juste, gagne la confiance du lecteur.
Finalement, écrire moins, c’est respecter le temps de l’autre. Et dans ce respect se trouve toute la puissance d’un bon article.
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